Three New Translations: La Blanche Neige, Rosemonde, Salomé

French

Dans l’espace poétique français du vingtième siècle, qui pourrait être plus aimé que l’énigmatique et grégaire poète, GUILLAUME APOLLINAIRE (1880-1918) ?

Enfant illégitime d’une mère polonaise et d’un père italien qu’il n’a jamais connu, né à Rome, Apollinaire est aujourd’hui reconnu comme le père du mouvement surréaliste aussi bien que l’un des pionniers du cubisme. À vingt ans et à l’aube du nouveau siècle, il arrive à Paris — le centre culturel de l’époque —, où il se lie d’amitié avec des artistes tels que Pablo Picasso, Alfred Jarry, Max Jacob, Marie Laurencin (sa tempétueuse passion), le Douanier Rousseau… Sa vie parisienne est à la fois exubérante et audacieuse : incarnant une nouvelle type de l’écriture, promoteur des œuvres cubistes, ses amours fatales et les scandales, il est même accusé d’avoir volé Mona Lisa, la Joconde de Léonard de Vinci…

Après avoir été soldat un court moment sur le front français durant la Première Guèrre mondiale, Apollinaire meurt de ses blessures et d’une grippe espagnole le jour de l’Armstice de 1918. Pendant une existence courte mais intense de trois-huit années, il a donné un grand nombre de poèmes, de pièces, de nouvelles, de critiques d’art ainsi que des dessins, un ensemble d’oeuvres qui aura laissé une trace marquante dans l’esthétique littéraire et visuelle de son siècle. Ses chefs-d’œuvres comprenent Alcools (1898-1913), Les Peintres cubistes (1913), Calligrammes (1913-1916), Le Poète assassiné (1916), et Les Mamelles de Tirésias (1917). Enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris, sa pierre tombale fût symboliquement conçue par son ami, Picasso. Gravés sur le granit, ses propres mots : « Je peux mourir en souriant ».

Apollinaire’s Tomb
at Cemetery Père-Lachaise, Division 86

BY Greta Aart

English Translation

Who in the twentieth century French poetry world can be more beloved than the enigmatic and gregarious “poet-painter, painter-poet,” GUILLAUME APOLLINAIRE (1880-1918)?

Born in Rome as an illegitimate child to a Polish mother and an Italian father he never knew, Apollinaire is now acknowledged as the father of Surrealism, and as one of the forerunners of Cubism. At twenty, Apollinaire moved to Paris — the cultural hub at the turn of the new century — where he later befriended artists such as Picasso, Alfred Jarry, Max Jacob, Marie Laurencin (also his tempestuous passion), and Douanier Rousseau… His Parisian life was both colorful and unmatched in its audacity: incarnating a nouveau spirit of writing, championing Cubist works, fatal romances and heartbreaks, scandals, accused of having stolen Leonardo Da Vinci’s Mona Lisa painting…

After serving briefly on the French front during World War I, Apollinaire died from wounds and a Spanish flu on the Armistice Day. During his short yet intense life of thirty-eight years, he produced a solid number of poems, plays, short stories, art critiques, and drawings that would leave a lasting mark on the literary and visual aesthetics of this century. His masterpieces include Alcools (1898-1913), Les Peintres cubistes (1913), Calligrammes (1913-1916), Le Poète assassiné (1916), and Les Mamelles de Tirésias (1917). Now resting at Cemetery Père-Lachaise in Paris, his tombstone was symbolically designed by Picasso. Inscribed upon the granite is none other than Apollinaire’s very own originality, “Je peux mourir en souriant (I can die smiling).”

Apollinaire’s Tomb
at Cemetery Père-Lachaise, Division 86

BY Greta Aart

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